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Intergroupe Assurances
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Assurance agricole

Les 12 étapes à suivre en cas de sinistre

Par Chambre de l’assurance de dommages

Mise en ligne : 16 avril 2018

Sauriez-vous quoi faire en cas de sinistre qui touche votre habitation? Suivez ces 12 étapes pour retrouver votre tranquillité d’esprit plus facilement.

Sauriez-vous quoi faire en cas de sinistre qui touche votre habitation? Il y a tant de choses à penser que l’on peut rapidement se sentir dépasser. Suivez pas à pas ces 12 étapes pour veiller au bon déroulement de votre réclamation et retrouver votre tranquillité d’esprit plus facilement.

Les premières heures

1. Prévenez votre assureur

Communiquez avec votre courtier ou votre assureur et décrivez-lui les circonstances du sinistre, au mieux de vos capacités. Ayez si possible en main votre numéro de contrat d’assurance.

2. Limitez les dommages

Il vous revient de prendre les moyens pour limiter les dommages ou leur aggravation, mais ne faites aucune réparation permanente avant d’en avoir parlé à votre assureur. Si vous le pouvez, documentez l’état du sinistre (avec des photos ou des vidéos). En cas de dégât d’eau, asséchez le tout le plus rapidement possible, si vous le pouvez, pour éviter la moisissure. Si vous jetez des objets trempés, assurez-vous de les prendre en photo et d’en faire une description, aux fins de réclamation. En cas d’incendie : n’entrez pas avant d’avoir obtenu l’autorisation des autorités compétentes.

3. Autorisez les travaux d’urgence

Afin d’éviter l’aggravation des dommages, des travaux d’urgence peuvent être nécessaires. Vous pouvez retenir les services de restaurateurs après sinistre, ou votre assureur pourrait en suggérer et même les dépêcher sur les lieux, mais assurez-vous de bien comprendre ce qu’ils font, et à quel coût, avant de les autoriser à procéder!

4. Rencontrez l’expert en sinistre responsable de votre dossier

L’assureur désignera un expert en sinistre pour régler votre réclamation. Il vous guidera au travers des démarches de la réclamation. Il enquêtera sur la cause du sinistre, estimera les dommages et en négociera le règlement avec vous.

5. Vérifiez l’étendue de vos protections avec l’assistance de l’expert en sinistre

L’expert en sinistre vous expliquera les protections prévues à votre contrat d’assurance et, si nécessaire, les démarches à suivre pour les frais de subsistance supplémentaires alloués (par exemple si vous devez quitter votre habitation). Conservez tous les reçus pour les dépenses encourues à la suite du sinistre, car elles pourraient vous être remboursées.

De plus, si l’entreposage de vos meubles est nécessaire, choisissez bien les effets personnels que vous désirez garder avec vous, car il pourrait être difficile d’y avoir accès, ou de retrouver un item en particulier parmi vos boîtes.

Trucs et astuces

• Vérifiez auprès de votre assureur que les démarches d’urgence entreprises sont couvertes par votre contrat.

• Analysez l’état de la situation avant d’autoriser la démolition ou le remplacement de certains matériaux, et conservez un échantillon de ceux qui seront remplacés.

• Refusez tout déménagement de vos biens avant d’en avoir fait l’inventaire et d’en avoir documenté l’état (récupérable ou perte totale).

• Informez-vous avant de signer une cession de créance. Consultez nos conseils dans l’encart « Signer ou non la cession de créance ».

• Surveillez les travaux effectués par les restaurateurs après sinistre : par exemple, après un incendie, le fournisseur pourrait prendre tous vos vêtements pour les nettoyer alors qu’il serait plus avantageux et coûterait moins cher de remplacer certains vêtements désuets ou de les nettoyer vous-même. Si les protections incluses à votre contrat contiennent des limitations (par exemple, maximum de 15 000 $ pour un refoulement d’eau au sous-sol), il se peut que vous ayez des décisions à prendre quant à l’utilisation de l’indemnité d’assurance qui vous est allouée. Obtenez une soumission avant que les travaux soient effectués par les restaurateurs après sinistre, et informez l’expert en sinistre de vos intentions pour éviter qu’un montant important de vos indemnités soit utilisé pour le nettoyage de vos vieux vêtements ou dans la restauration de meubles sans grande valeur.

• Notez le nom du responsable d’équipe et le nombre de personnes sur place, les heures travaillées ainsi que les travaux d’urgence effectués. La ChAD met à la disposition des consommateurs un aide-mémoire à cet effet.

• Surveillez les travaux, après tout, c’est de votre habitation qu’il s’agit.

Le déroulement du règlement du sinistre

6. Identification de la cause du sinistre

Cette responsabilité revient à l’expert en sinistre. Il constatera les dommages, validera votre déclaration initiale et consultera, si nécessaire, des spécialistes. À sa demande, vous devrez lui fournir certaines informations ou des documents pour l’aider à déterminer la cause du sinistre. Selon les résultats, il pourra confirmer si votre réclamation est recevable ou non en vertu de votre contrat d’assurance.

7. Estimation des dommages

L’expert en sinistre doit également estimer le montant des dommages et prendre la décision quant au montant de l’indemnité que l’assureur offre de vous verser. Il sera parfois assisté d’un évaluateur ou d’autres spécialistes. Cependant, il est de votre responsabilité de bien documenter et justifier votre réclamation, notamment de préparer l’inventaire des biens endommagés, détruits ou volés, avec le maximum de preuves de possession (factures, photos, etc.). Pour chaque bien, y indiquer ceux que vous désirez récupérer en nettoyage et ceux qui semblent irrécupérables, mais c’est l’expert en sinistre qui a la responsabilité de déclarer un bien perte totale.

Plus vite vous soumettez l’inventaire, plus vite votre réclamation sera traitée. Sachez que l’assureur pourrait refuser de payer votre réclamation si vous réclamez des biens en trop, ou si vous les surévaluez. Utilisez le modèle d’inventaire des biens disponible à chad.ca.

8. Choix de l’entrepreneur

Vous êtes libre de choisir l’entrepreneur qui fera les réparations ou de les effectuer vous-même. Les assureurs peuvent également vous proposer des fournisseurs avec lesquels ils ont déjà des ententes. Dans tous les cas, la décision vous revient et vous devrez en discuter avec l’expert en sinistre responsable de votre dossier afin de vous entendre sur les modalités du règlement, car elles sont parfois différentes si vous effectuez les travaux vous-même.

9. Autorisation des travaux

Révisez le devis des travaux en prenant soin de valider les montants alloués – par exemple, pour la reconstruction et l’entreposage, les biens à nettoyer, à réparer, à remplacer, – ainsi que les échéances. Confirmez le tout avec l’expert en sinistre et validez si votre contrat d’assurance prévoit une enveloppe globale d’indemnisation ou s’il prévoit plutôt des « postes de dépenses » fixes. Ainsi, si vous avez une limitation sur le montant d’assurance, vous devrez peut-être établir un ordre de priorité entre les réparations à votre habitation ou le remplacement des biens endommagés.

Signer ou non la cession de créance

Le restaurateur après sinistre, l’entrepreneur ou le fournisseur peut vous demander de signer une cession de créance permettant à l’assureur de le payer directement pour les travaux qu’il effectue chez vous. Vous n’avez pas l’obligation de signer ce document. Sachez que si cette procédure simplifie le paiement des fournisseurs, elle peut rendre difficile le contrôle des dépenses liées aux travaux exécutés. Pour garder un certain contrôle sur votre indemnité totale, vous pouvez demander d’inscrire à la cession de créance un montant maximum du coût des travaux à exécuter, exiger la signature d’une lettre de satisfaction avant l’envoi du dernier chèque ou réclamer à l’assureur que le dernier chèque à l’entrepreneur soit libellé à vos deux noms. Ce faisant, vous évitez de signer un chèque en blanc avec votre cession de créance, et du même coup, vous validez que les travaux soient faits à votre entière satisfaction avant de remettre le paiement final.

10. Négociation du règlement

Lorsque l’expert en sinistre a en main l’inventaire des biens endommagés (avec leur provenance et leur valeur de remplacement en date d’aujourd’hui), il est en mesure de calculer l’offre de règlement en vertu des protections, des limites et des exclusions prévues à votre contrat, notamment la valeur à neuf ou la valeur dépréciée.

Si vous avez la protection Valeur à neuf, vos biens seront réparés ou remplacés par un article neuf de même nature et qualité, même si le remplacement coûte plus cher que ce qui avait été payé à l’origine. Si toutefois vous choisissez de ne pas réparer ou remplacer certains articles, l’assureur vous indemnisera selon la valeur des biens endommagés au jour du sinistre, soit en tenant compte de leur dépréciation.

Avant de procéder aux réparations, au nettoyage ou au remplacement de vos biens, assurez-vous de bien lire l’offre de règlement et de valider qu’elle vous convient, sans quoi il y a place à la négociation.

11. Paiement de l’indemnité et application de la franchise

Selon l’ampleur des dommages, les paiements sont effectués tout au long du processus de règlement, au fur et à mesure que les fournisseurs soumettent leurs factures. Assurez-vous de communiquer à votre assureur votre satisfaction ou non à l’égard des travaux effectués avant qu’il paie le fournisseur de services. Si les dommages n’excèdent pas la limite d’assurance, le montant de votre franchise sera déduit de l’indemnisation ou l’assureur vous demandera de la payer directement au fournisseur de services.

12. Réclamation du montant de la franchise auprès d’un tiers responsable

Si un tiers est responsable des dommages subis, vous pouvez lui réclamer le remboursement du montant de votre franchise et des dommages non remboursés par votre assureur. N’oubliez pas qu’il existe des délais de prescription pour entamer vos recours, soyez vigilants! Demandez plus d’information à l’expert en sinistre et consultez un avocat, si nécessaire. Un modèle de lettre est disponible à chad.ca.

Saviez-vous

L’assureur a non seulement l’obligation de remettre vos biens dans le même état qu’avant le sinistre, il a aussi l’obligation de vous indemniser dans les 60 jours suivants la réception de votre déclaration de sinistre, ou des renseignements pertinents et des pièces justificatives additionnelles qu’il vous a demandés.

Dernier conseil

Pour vous aider à comprendre le processus de règlement d’un sinistre et y participer activement, effectuer des suivis et conserver une référence de tout ce qui est nécessaire, la ChAD a créé le Guide d’accompagnement du sinistré. Un conseil : lisez ce guide au moins une fois avant qu’un sinistre arrive, puis conservez-en une copie dans vos dossiers, au cas où vous en auriez un jour besoin

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Assurés, vous avez la responsabilité de limiter vos dommages

Lorsque vous êtes victime d’un sinistre, contactez les autorités compétentes comme les services d’incendie ou de police si nécessaire, puis prévenez rapidement votre assureur. L’étape suivante consiste alors à tenter de limiter l’aggravation des dommages.

Une obligation légale

Lors de la déclaration d’un sinistre, l’assureur n’est pas toujours en mesure de dire immédiatement si le sinistre est couvert par le contrat d’assurance du client. Il doit prendre le temps d’identifier la cause du sinistre et de vérifier l’étendue des protections incluses au contrat. Malgré ce délai, l’assuré est responsable de limiter les dommages et d’éviter qu’ils n’empirent. En effet, l’assureur n’est pas tenu d’indemniser l’assuré pour une aggravation des dommages que ce dernier pouvait éviter (article 1479 du Code civil du Québec). Par exemple, si un assuré n’assèche pas une pièce inondée, des moisissures pourraient s’y développer. L’assureur pourrait alors refuser d’indemniser l’assuré pour les travaux de décontamination additionnels.

​​Ob​​ligation d’aviser

Le Code civil du Québec dit également que vous devez déclarer à votre assureur, dès que vous en avez connaissance, tout sinistre susceptible de mener à une réclamation, et ce, même si vous ne réclamez pas. Sachez que si vous ne prévenez pas votre assureur ou si vous ne respectez pas le délai pour le faire, vous pourriez perdre le droit d’être indemnisé pour ce sinistre mais également pour un sinistre futur. En effet, si des dommages antérieurs ou une condition préexistante sont découverts lors d’un sinistre futur, l’assureur pourrait refuser de vous indemniser pour la portion des dommages qui en découlent.
Lorsque vous contactez votre assureur, prenez soin de noter la date et le nom de la personne avec qui vous communiquerez pour toute référence ultérieure. Vous pouvez également consulter le Guide d’accompagnement du sinistré de la Chambre de l’assurance de dommages et utiliser l’aide-mémoire pour consigner l’ensemble de vos démarches.

Des gestes simples

Plusieurs entreprises sont spécialisées dans les travaux d’urgence. Vous pouvez retenir les services de restaurateurs après sinistre de votre choix ou votre assureur pourrait vous en suggérer, voire les dépêcher sur les lieux. Assurez-vous de bien comprendre ce qu’ils entendent faire et le coût des travaux proposés avant de les autoriser à procéder.

Quel que soit votre choix de restaurateurs, vous n’avez pas nécessairement à attendre leur arrivée. Il y a plusieurs gestes simples que vous pourriez poser vous-même afin de limiter l’étendue de vos dommages.

Vous pouvez notamment :
• couper l’entrée d’eau ;
• débrancher les appareils électriques ou couper l’électricité ;
• surélever vos biens ou les placer en lieu sûr ;
• ventiler la pièce ;
• procéder à l’assèchement pour éviter la moisissure ;
• au besoin, barricader portes et fenêtres.

Avant d’entreprendre des actions permanentes, prenez soin d’en aviser votre assureur et de vérifier avec lui que les démarches envisagées sont couvertes par votre contrat d’assurance. Si vous devez néanmoins procéder à de telles actions, par exemple jeter des objets abîmés par l’eau, assurez-vous de les prendre en photo et d’en faire une description, aux fins de la réclamation.

​Une q​uestion de santé

Minimiser les dommages n’est pas qu’une affaire d’assurance. Dans le cas des dégâts d’eau, par exemple, nettoyer et assécher les dégâts d’eau rapidement permet d’éviter le développement de moisissures. Ces champignons microscopiques peuvent entraîner des problèmes de santé tels que l’irritation des yeux, du nez et de la gorge, les congestions nasales, l’augmentation de la fréquence et de la gravité des crises chez les asthmatiques etc. Apprenez-en plus en consultant le site Internet du ministère de la santé et des services sociaux du Québec.

Les étapes à suivre

1. Pré​venez votre assureur pour déclarer votre sinistre et les dommages que vous constatez. ​
2. Limitez les dommages. Ne faites aucune réparation permanente avant d’en avoir parlé à l’assureur.
3. Autorisez les travaux d’urgence, si cela s’avère nécessaire, pour éviter l’aggravation des dommages.
4. N’oubliez pas d’inclure, lors de votre réclamation, le montant déboursé pour limiter les dommages et éviter leur aggravation.

Tiré de la CHAD

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Quoi faire en cas de sinistre?

Par: Chambre de l’assurance de dommages, partenaire de Protégez-Vous.ca
|
Mise en ligne : 01 décembre 2011

Un feu a ravagé votre cuisine, votre condo a été cambriolé, votre voiture a été vandalisée… Quelle doit-être votre démarche? Qui devez-vous prévenir? Franchissez les étapes pas à pas en adoptant les bons réflexes.

Prévenez votre assureur!
Les sinistres n’arrivent pas qu’aux autres. En partant magasiner vous étiez loin de vous imaginer qu’un feu prendrait dans votre quartier. Pourtant, vous êtes sous le coup de la nouvelle: les flammes ont atteint votre condo. Malgré le choc, vous devez tout d’abord vous assurer que les pompiers et les policiers ont bien été prévenus, votre premier réflexe doit ensuite être de contacter le plus rapidement possible votre assureur.

Ce dernier vérifiera les garanties de votre contrat, vous informera de la démarche à suivre et vous apportera ses conseils. Quelles sont vos protections en cas d’incendie? Serez-vous relogé le cas échéant? Quel montant vous sera alloué par nuit? Il est là pour répondre à toutes vos questions. «Si vous avez besoin de réaliser des travaux de nettoyage après un feu ou un dégât d’eau, votre assureur peut vous suggérer à quels entrepreneurs faire appel», illustre Carole Chauvin, syndic de la Chambre de l’assurance de dommages (ChAD).

D’autre part, plus vite votre assureur sera prévenu, plus vite il mandatera l’expert en sinistre en charge de votre réclamation. Celui-ci vous contactera, dans les heures qui suivent, par téléphone ou en personne. «Il est capital que l’expert en sinistre soit introduit rapidement au dossier», insiste Carole Chauvin.

L’expert en sinistre, votre interlocuteur clé
Une voiture qui ne peut plus rouler, une maison complètement détruite, un cambriolage… quel que soit le sinistre ou le dommage, l’expert en sinistre est votre personne-ressource. Il est là pour vous conseiller. «Assurez-vous d’avoir ses coordonnées et de savoir quand et comment le joindre», recommande le syndic de la ChAD. N’hésitez pas à lui poser toutes vos questions. «Vous êtes relogé suite à un incendie mais votre enfant doit maintenant se rendre à l’école en taxi? Ces dépenses entrent dans votre protection pour frais supplémentaires de subsistance. Parlez-en à votre expert en sinistre, recommande-t-elle. Il pourra vous aider à trouver une solution.»

Enquêter, estimer et négocier sont les trois fonctions clés de ce professionnel certifié. En premier lieu, il enquêtera sur les causes du sinistre et s’assurera que celui-ci entre bien dans les garanties de votre contrat. Dans le cas d’un cambriolage, il prendra notamment connaissance du rapport de police et recueillera votre déclaration et celles de témoins éventuels. «Si un toit s’effondre, il pourra mandater un ingénieur ou tout autre expert afin de déterminer si la neige est bien en cause», observe Carole Chauvin. Il évaluera ensuite le dommage et les pertes subies pour procéder au règlement de la réclamation.

Pour réaliser son travail d’enquête, d’estimation et de négociation, l’expert en sinistre devra disposer de l’inventaire de vos biens endommagés ou volés. Plus vite il l’aura entre les mains, plus vite votre réclamation sera traitée. N’attendez pas! Prenez les devants en établissant dès maintenant l’inventaire de vos biens et conservez précieusement cette liste en-dehors de votre domicile.

Mandater son propre expert en sinistre?
Bien que les experts en sinistre à l’emploi d’un assureur soient aussi là pour vous aider, vous pouvez, à vos frais, faire appel à un expert en sinistre public. Il pourra notamment assister l’assuré dans certaines tâches que l’expert en sinistre indépendant ne ferait pas, par exemple faire l’inventaire des biens réclamés par l’assuré. «Un vol majeur de vos effets, un décès à la suite d’un incendie… Lorsque le sinistré se sent dépassés par les événements, certains choisissent d’avoir recours à un expert public afin de se faire assister personnellement tout au long de la procédure», mentionne Carole Chauvin. L’expert en sinistre public ne peut toutefois pas régler le sinistre, il négociera, au nom de son client, avec l’expert en sinistre mandaté par l’assureur.

Expert ou consommateur: à chacun ses responsabilités
Le saviez-vous? Tous les experts en sinistre, à l’emploi d’un assureur ou indépendants, sont certifiés et obéissent au même code de déontologie. Une question subsiste sur le rôle et les obligations de ce professionnel: la Chambre de l’assurance de dommages est là pour vous répondre. Elle s’assure aussi que l’ensemble des professionnels de l’industrie respectent bien leurs obligations.

Si les experts en sinistre ont des obligations, en tant que consommateur vous avez aussi vos responsabilités. «Une canalisation brisée dans le mur de votre maison? Coupez l’eau, n’attendez pas que votre assureur dépêche un entrepreneur, préconise le syndic de la ChAD. En tant que consommateurs, nous avons tous l’obligation d’agir pour limiter nos pertes et les dommages subis par nos biens.»

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Des accidents de tracteurs qu’on aurait (peut-être) pu éviter

Les accidents de tracteurs continuent de faire de trop nombreuses victimes sur les fermes du Québec.

06 mars 2013 Tiré de la TERRE DE CHEZ NOUS
par Yvon Laprade – Vie Rurale

Vidéo produite par l’UPA en collaboration avec l’ACSA dans le cadre de la Semaine de la santé et de la sécurité en agriculture.

 

En 2012, ce sont six producteurs agricoles qui ont perdu la vie aux commandes de leur engin.

Des statistiques compilées par le Bureau du coroner portent à réfléchir : de 2005 à 2009, pas moins de 41 décès impliquant des tracteurs sont survenus sur nos fermes. Et dans la très grande majorité des cas, les véhicules n’étaient pas sécuritaires. Il s’agissait de vieux modèles sans arceau ni cabine.

Dans une publicité, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) pose la question : « Saviez-vous que travailler sur une ferme, c’est dangereux? » L’organisme rappelle que, chaque année au Québec, près de 20 accidents mortels se produisent dans le secteur de l’agriculture.

« C’est connu : le tracteur est le tueur numéro un sur la liste des équipements agricoles », rappelle Diane Fortin, coordinatrice, service de prévention, à l’Union des producteurs agricoles (UPA). Elle a produit une vidéo émouvante où témoignent trois victimes d’accidents de tracteur. Cette vidéo a été présentée fin janvier lors du colloque préparatoire de l’Union en vue de la tenue, du 6 au 13 mars, de la Semaine de la santé et de la sécurité en agriculture, organisée par l’UPA, la CSST et le Réseau de la santé au travail.

La question est posée sous un angle humain : « Votre famille, votre ferme, qui s’en occupera? » Mais les organisateurs de cette semaine de sensibilisation ont voulu aller bien au-delà de ce terrible constat. « Vous pouvez éviter un renversement mortel de tracteur », précise-t-on dans le cadre de cette campagne de prévention.

« Il faut parler des accidents, bien entendu, mais il est important que les producteurs agricoles prennent davantage conscience des dangers d’utilisation d’un tracteur non sécuritaire », explique Diane Fortin.

Tout au long de l’année, près d’une cinquantaine d’ateliers de prévention sur la façon de circuler de façon sécuritaire sur un tracteur se dérouleront dans les régions du Québec. Il est déjà question que le fabricant John Deere ouvre les portes de ses commerces, dans certains coins du Québec, pour permettre aux producteurs de mieux maîtriser l’utilisation de ces engins.

Un outil utile, mais…

Pour sa part, Frank St-Pierre, conseiller en prévention à la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud, tente de sensibiliser les producteurs à l’importance de travailler sur un tracteur qui répond aux critères de sécurité. « On ne dit pas aux producteurs de s’acheter des tracteurs neufs, mais au moins, s’ils tiennent à leurs vieux tracteurs, qu’ils s’assurent qu’ils ne mettent pas leur vie en danger », dit-il.

Il ajoute : « Je répète le même message en espérant qu’on me comprenne bien : on ne prend pas le champ avec un tracteur sans arceau, minimalement. »

Mais il en coûte combien pour mettre son tracteur à niveau? Michel Laurin, président de la firme Laurin, spécialisée dans l’installation d’arceaux, répond par une autre affirmation : « Un arceau, c’est moins cher qu’un cercueil. » Le coût d’une telle protection : de 1 500 à 2 000 $.

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Prime d’assurance et cote de crédit

Par Stéphanie Perron

Mise en ligne Protégez-vous: janvier 2010

 
Photo: Réjean Poudrette

Un lecteur de Gatineau veut savoir si son assureur peut lui demander la permission de consulter son pointage de crédit (souvent appelé cote de crédit) pour déterminer le montant de sa prime.

La réponse est simple : oui.

Une étude menée par la Federal Trade Commission des États-Unis et une autre réalisée pour le Texas Department of Insurance ont démontré qu’il existe un lien direct entre la cote de crédit et le risque de réclamation d’assurance.

Par exemple, les détenteurs de police d’assurance auto ou habitation qui ont les moins bons pointages font jusqu’à deux fois plus de demandes de règlement que ceux qui ont les meilleures cotes.

Selon Alexandre Royer, du Bureau d’assurance du Canada, tout est une question d’équité: «La majorité des clients n’a pas à soutenir collectivement les mauvais risques. La consultation de la cote permet à 80 % des assurés d’obtenir un meilleur tarif, et à 10 % de voir leur prime demeurer stable», dit-il en précisant qu’une consultation faite par un assureur n’a aucun impact sur le dossier de crédit.

Pas parfait

Cette méthode est cependant loin d’être parfaite, croit Geneviève Grenier, d’Option consommateurs : «Les personnes qui subissent une hausse de tarification sont celles qui, à la base, sont déjà défavorisées. Elles se retrouvent donc doublement désavantagées. De plus, les erreurs dans les dossiers de crédit sont très fréquentes.»

Quoi qu’il en soit, voilà une raison de plus de consulter son dossier tous les ans auprès d’Equifax et de TransUnion.

Equifax
1-800-465-7166

TransUnion
1-877-713-3393

 

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